3. Deuil animalier : Comment le gérer ?
Deuil animalier : Comment le gérer ?
Il y a des absences qui changent la vision de notre monde.
Un coussin vide.
Un bruit qui ne vient plus.
Un miaulement, un aboiement ou un hennissement disparu.
Un pré qui semble plus grand qu’avant.
Perdre un animal n’est jamais "juste perdre un animal".
C’est perdre une présence quotidienne, un repère silencieux, un lien qui structurait nos journées sans que l’on s’en rende compte.
Et pourtant, le deuil animalier reste souvent minimisé.
Alors que... Le bruit de leur silence est souvent trop intense.
Comment le traverser ?
Comment comprendre ce qui nous traverse ?
Pourquoi ça peut faire si mal ?
Parce qu’un animal partage notre quotidien sans filtre. Il est là dans les routines.
Dans les moments de doute. Dans les silences.
Il est là pour sécher nos larmes.
Pour guider nos pas.
Le lien est simple, direct, constant.
Et quand il disparaît, le vide est brutal. Trop brutal. Ce vide n’est pas excessif.
Il est proportionnel à l’amour donné.
Le deuil n’a pas une seule forme
On parle souvent de tristesse.
Mais en réalité, les émotions peuvent être très différentes. Et...parfois semblait incohérentes.
Lorsque j’ai perdu Lulu, mon haflinger, je n’ai pas été "seulement" triste.
J’ai été en colère. Intensément.
Pendant des mois.
Une colère contre l’injustice.
Contre la maladie.
Contre le temps.
Contre tout.
Même...contre lui qui pourtant m'a sauvé la vie.
À l’heure où j’écris ces lignes, cela fait 3 ans, 1 mois et 11 jours qu’il est parti.
Et ma relation aux équidés a changé pour toujours.
J’ai aussi énormément culpabilisé.
J’étais persuadée que j’aurais pu faire plus.
Faire mieux.
Faire différemment pour le garder plus longtemps.
Puis, en me posant pragmatiquement, j’ai regardé les faits.
On lui avait donné quelques semaines.
Il a tenu presque un an et demi.
J’ai fait bien plus que la moyenne.
Avec les moyens que j’avais.
Avec l’amour que j’avais.
Mais le cerveau, lui, cherche toujours ce qu’il aurait pu corriger.
La culpabilité est fréquente dans le deuil animalier.
Et elle ne signifie pas que nous avons mal agi.
Elle signifie que nous aimions profondément.
Et quand... tout va très vite
Pour Églantine, c’était différent.
Le 5 octobre 2025, elle tousse.
Le 8 octobre, le vétérinaire annonce des métastases pulmonaires partout.
On nous parle de 3 semaines à 3 mois maximum.
En précisant que c’est un miracle qu’elle n’ait eu aucun symptôme avant vuu l'état de ses poumons.
Tout est allé extrêmement vite.
Mais au fond, nous le savions.
Nous le sentions venir.
Elle s’est éteinte le 13 octobre 2025, vers 19 heures, entourée de ses personnes préférées.
Après un week-end et une dernière journée absolument parfaite malgré les circonstances.
Elle me manque atrocement.
Mais je suis en paix avec nos au revoir.
Parce que pour son dernier week-end, elle a eu absolument tout ce qu’elle adorait.
Même deux carreaux de Kinder Country. (D'ailleurs... Je n’arrive plus à en manger depuis. Alors que c'est ma malbouffe favorite.
Mais c’est un autre sujet.)
Le deuil n'est pas QUE douleur et malheur...
Il peut, parfois, être accompagné de paix.
La paix n’annule pas le manque. Absolument pas. Mais ... Elle soulage et apaise.
Ce qui peut aider à traverser cette période
Il n’existe pas de méthode universelle, mais certaines choses peuvent soutenir, apaiser, réconcilier...
J'ai expérimenté plusieurs choses. J'ai lu énormément d'autres choses.
Et voici ce que je peux, sans prétention vous conseiller
• Accepter que vos émotions soient multiples et parfois... démultipliées.
• Mettre des mots sur la colère ou la culpabilité
• Revenir aux faits lorsque le mental vous accuse
• Créer un rituel d’au revoir
• Vous entourer de personnes qui ne minimisent pas votre peine
• Parfois, écrire aide.
• Parfois, ranger progressivement aide.
• Parfois, ne rien faire pendant un temps est aussi une forme de soin.
Et les autres animaux ?
Les animaux restants peuvent être perturbés.
Ils peuvent chercher l’absent.
Dormir différemment.
Changer légèrement de comportement.
Maintenir les routines, observer sans projeter, et offrir une présence stable permet souvent de traverser cette période plus sereinement.
N'oubliez jamais...que
Le deuil animalier est légitime et profond.
Il peut prendre la forme de tristesse, de colère, ou de culpabilité.
La paix et le manque peuvent coexister.
Revenir aux faits aide à apaiser la culpabilité.
La douceur envers soi-même est indispensable. Même quand cela est difficile.
Essayez de vous aimer comme lui, vous a aimé.♥
Perdre un animal, c’est perdre une part de son quotidien mais aussi une part de son âme.
L’amour partagé ne disparaît pas. Il change de forme.
Si vous traversez cette période, nous avons rassemblé dans les espaces "Présence & Confort avec Douceur" quelques ressources pensées pour accompagner ces moments avec respect et bienveillance.
J'espère sincèrement qu'ils vous aideront comme ils nous ont aidé.
Vous n’êtes pas seul.♥
Texte original rédigé par Laura Serre pour Just For Pets.
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