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5. "Ce n’était qu’un chien" : Comment faire face aux paroles blessantes ?

"Ce n’était qu’un chien" : comment faire face aux paroles blessantes ?

 

"Oh… mais ça va, ce n’était qu’un chien (chat, rat, cheval, lapin...)."
"Tu ne vas pas t’arrêter de travailler pour ça quand même ?"
"Tu n’as qu’à en reprendre un autre."
"Il y a pire dans la vie, certaines personnes perdent des enfants."
"Ça vaaaaa...il était âgé"
Ces phrases existent.
Et quand on traverse un deuil animalier, elles peuvent faire presque aussi mal que la perte elle-même.
Parce qu’au moment où l’on est fragile, on ne demande pas qu’on minimise nos sentiments et émotions. On veut simplement qu'on nous respecte.

1. Pourquoi ces paroles blessent autant ?
Parce qu’elles invalident l’attachement.
Elles sous-entendent que, la douleur est disproportionnée, l’émotion est excessive, le lien n’était "pas si important"
Or, la réalité est toute autre.

2. Ce que dit l’étude Esthima 2024
Selon l’étude menée en février 2024 par Esthima :
• 87,4 % des propriétaires considèrent leur animal comme un membre de la famille
• 14,4 % déclarent même qu’il est "tout pour moi"
• 22,6 % n’ont toujours pas surmonté la perte de leur animal, même après plusieurs mois
• 52,2 % auraient souhaité qu’un jour de congé soit proposé après le décès de leur animal
• 59,2 % ne se sont pas sentis soutenus par leur employeur

Ces chiffres montrent une chose essentielle :
Vous n’êtes pas excessif.
Vous êtes majoritaire.
La société évolue.
Mais les mentalités ne suivent pas toujours au même rythme.

3. Pourquoi certains minimisent-ils ?
La plupart du temps (même s'il y a des exceptions !!), ce n’est pas de la méchanceté.
C’est, de l’incompréhension, une différence de rapport aux animaux, une difficulté personnelle face à la mort, une gêne devant les émotions fortes... Certaines personnes n’ont jamais vécu ce lien.
D’autres ne savent pas comment réagir face à la peine.
Mais comprendre l’origine d’une phrase ne signifie pas qu’elle ne fait pas mal.

4. Le deuil ne se compare pas
Comparer les douleurs n’a aucun sens.
Ce n’est pas parce qu’il existe des drames plus vastes que votre peine doit être réduite.
La souffrance n’est pas une compétition.
Elle ne se hiérarchise pas.
On peut reconnaître la gravité d’un deuil humain sans nier la profondeur d’un deuil animalier.
Les deux peuvent exister dans le monde.
L’un n’annule pas l’autre.
Et ça, c'est quelque chose que j'ai eu moi même du mal a conscientisé puis accepté.
J'étais mon propre démon à me dire "roh ça va il y en a qui vivent pire arrête d'avoir l'impression de mourrir"

5. Comment répondre avec dignité aux propos blessants ?
Vous n’êtes pas obligé de débattre.
Vous n’êtes pas obligé de convaincre.
Et... vous n'êtes pas obligé de vouloir t*er la personne (oui c'était mon cas. Colère. Impulsivité. Tout ça tout ça.)

Mais si vous souhaitez répondre, voici quelques formulations calmes mais fermes qui peuvent vous apaiser.
• "Pour moi, c’était un membre de ma famille."
• "Je comprends que tu ne le ressentes pas ainsi, mais c’est important pour moi."
• "Je préfère ne pas comparer les deuils."
• "J’ai besoin de quelques jours pour me remettre, même si cela peut sembler disproportionné."
• "Nos limites n'ont pas a être les mêmes. Je te demande juste de respecter les miennes"

Poser une limite n’est pas être agressif. C’est se protéger.

6. Vous avez le droit de vous protéger
Si certaines personnes persistent à minimiser :
Vous avez tout à fait le droit de, réduire les échanges, ne pas vous justifier, choisir à qui vous confier, dire simplement
"Je n’ai pas envie d’en parler".
Et même dans certains cas, couper les ponts.
La vulnérabilité ne doit pas devenir une porte ouverte au jugement !

7. Et si vous vous sentez seul
Tout le monde n’a pas la chance d’être entouré de personnes compréhensives.
Certaines personnes traversent ce deuil, sans soutien familial, avec des collègues moqueurs, avec un entourage qui banalise

Si c’est votre cas, sachez une chose... Votre peine est légitime. Votre lien était réel. Votre douleur mérite du respect.
Les données le montrent.
Les témoignages le confirment.
Et votre cœur le sait déjà.
Soyez en accord avec vous même.
Vous êtes votre priorité !
Prenez soin de vous !

Et...si vous avez besoin ou envie de parler, d'échanger, de vider votre sac... Notre groupe d'échange sur Facebook vous accompagnera avec Douceur et respect : https://www.facebook.com/groups/1826878504693470 

N'oubliez jamais que...
• Le deuil animalier est reconnu par une large majorité de propriétaires comme un deuil familial.
• Les jugements viennent souvent d’incompréhensions, pas de vérité.
• La souffrance ne se compare pas.
• Vous avez le droit de poser des limites.
• Vous n’avez pas à vous justifier d’aimer profondément.
Perdre un animal, ce n’est pas perdre "quelque chose".
C’est perdre quelqu’un qui occupait une place réelle dans votre quotidien.
Et si certains ne le comprennent pas, cela ne diminue en rien ce que vous avez vécu.

Dans ces moments-là, la douceur commence parfois par une chose simple : Se croire soi-même.

Texte original rédigé par Laura Serre pour Just For Pets.
© Just For Pets.
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