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L’alimentation : Le pilier fondamental quand la santé vacille...

L’alimentation : Le pilier fondamental quand la santé vacille...


Quand un diagnostic tombe. Quand l’âge avance. Quand le corps fatigue. Quand une blessure s'invite.
On pense aux traitements, aux compléments, aux protocoles, au suivi vétérinaire...
Mais on oublie souvent l’essentiel : La base, c’est la gamelle.
L’alimentation ne guérit pas tout.
Mais elle influence énormément de choses comme :
♥ L’énergie
♥ L’inflammation
♥ La masse musculaire
♥ L’immunité
♥ La récupération
♥ Le confort digestif
♥ La qualité de vie
Avant d’ajouter des couches et des couches... On consolide les fondations.

1. Ration ménagère ou croquettes de qualité ?
Il n’y a pas de religion alimentaire.
Il y a un contexte.
Ici on ne rejette RIEN. On analyse TOUT.C

✔️ La ration ménagère
Elle peut être très pertinente :
Quand l’appétit baisse
Quand le chien sélectionne
En cas de troubles digestifs
Pour soutenir un animal âgé
Mais elle doit être équilibrée !!
Une ration ménagère "poulet-riz-carottes" sans calcul précis devient carencée sur le long terme.
Une base simple (à adapter avec un vétérinaire ou nutritionniste) :
40-50% protéines animales de qualité
20-30% légumes digestes
10-20% source d’amidon (selon besoin énergétique)
complément minéral-vitaminé adapté

✔️ Les croquettes de qualité
Elles sont une base fiable si :
Les protéines sont clairement identifiées
La digestibilité est bonne
Le chien les tolère
Le poids est stable

Exemple : Hill’s OnCare
C'est une croquette qui est FORMULÉE pour :
- Stimuler l’appétit
- Maintenir la masse musculaire
- Soutenir l’énergie
-Apporter une densité calorique adaptée aux animaux fragilisés
On peut la choisir dans différents cas :
- Lors d’un cancer
- En convalescence
- En cas de perte d’état
- Quand le chien mange peu mais doit recevoir beaucoup d’énergie
Ce n’est pas "magique" mais c’est un vrai point qui peut changer la donne.

Autrement dit, favoriser les croquettes vétérinaires dans cette situations me semble réellement primodial. 

2. Même en restant aux croquettes, on peut améliorer la base
Beaucoup pensent qu’il faut tout changer.
Parfois, il suffit de modifier légèrement, d'optimiser un peu ... Quelques exemples concrets :
➜ Ajouter des oméga 3
Pourquoi ?
Effet anti-inflammatoire
Soutien articulaire
Soutien cognitif
Aide dans certains cancers
Dose générale EPA + DHA :
50 à 100 mg par kilo de poids corporel par jour
(à ajuster selon pathologie)
Absolument essentiel à mes yeux !

➜ Ajouter des probiotiques
Pour :
Soutenir le microbiote
Améliorer l’absorption
Réduire les troubles digestifs
Renforcer l’immunité

Particulièrement utiles pour les animaux sous traitement, en cas de diarrhée (chronique), après un vermifuge, chez les seniors

➜ Améliorer la qualité des protéines
Un chien malade a besoin de protéines digestes, de protéines animales, de maintien musculaire... Même avec des croquettes, on peut apporter un peu de "plus" simplement.
Vous pouvez par exemple :
Ajouter un peu de viande blanche cuite
Ajouter un œuf
Ajouter du poisson
Sans déséquilibrer tout le système.

3. Calculer les besoins énergétiques
Un point essentiel souvent oublié.
Le besoin énergétique d’entretien (BER) :
70 x (poids en kg)^0,75
Puis on ajuste selon l’état :
x1,2 à x1,4 : chien stérilisé calme
x1,6 : actif
x1,8 à 2 : convalescence ou pathologie(s)

Exemples concrets
♣ Chien de 10 kg
BER ≈ 70 x (10^0,75) ≈ 400 kcal/jour
En convalescence : 500–650 kcal/jour
♣ Chien de 25 kg
BER ≈ 840 kcal
En convalescence : 1000–1300 kcal
♣ Chien de 50 kg
BER ≈ 1400 kcal
En convalescence : 1700–2200 kcal
♣ Chien de 75 kg
BER ≈ 1900 kcal
En convalescence : 2300–3000 kcal

Cette équation est dérivée des travaux sur le métabolisme basal et la loi de Kleiber.
C'est une base vétérinaire très utilisée et répandue. 

⚠️ Ce ne sont que des bases théoriques.
On ajuste toujours selon :
- L’état corporel
- La perte ou prise de poids
- L’appétit
- L’activité réelle
- L'âge

4. L’erreur la plus fréquente
Penser que moins manger = moins nourrir.
Un chien malade peut manger moins en volume
mais avoir besoin de plus d’énergie.
On joue alors sur plusieurs points comme :
- Densité calorique
- Qualité des graisses
- Digestibilité
- Fractionnement des repas car parfois 2 à 3 petits repas sont plus adaptés qu’un seul.

5. Le vrai objectif
Quand la santé vacille, l’objectif n’est pas la perfection nutritionnelle.
L’objectif est de maintenir le poids, maintenir le muscle, réduire l’inflammation, préserver le confort digestif et surtout... Maintenir le plaisir de manger !!
L’alimentation devient un outil d’accompagnement extrêmement puissant mais... Pas une injonction au contraire.

6. Ce que nous avons appris à travers Just. À travers Lulu. À travers Églantine. À travers Maïley.

Quand on ajuste la base alimentaire,
le reste devient plus cohérent et plus simple.
Les compléments fonctionnent mieux.
L’énergie est plus stable.
Le confort est réel.
L'évolution est visible.

En résumé
Avant de multiplier les compléments, 
- Vérifiez la qualité de la base
- Calculez les besoins énergétiques
- Soutenez l’inflammation intelligemment
- Adaptez selon l’état réel de l’animal

L’alimentation ne guérit pas tout. Mais elle soutient absolument tout.
Et parfois, dans la maladie comme dans le vieillissement, c’est ce soutien qui fait toute la différence.

Point important : La conservation des aliments
La qualité d’un aliment ne dépend pas uniquement de sa composition… mais aussi de sa conservation.
Les croquettes doivent toujours être conservées dans leur sachet d’origine, correctement refermé après chaque utilisation.
L’idéal est de placer ce sachet dans un conteneur alimentaire hermétique, à l’abri de la chaleur, de l’humidité et de la lumière.

Pourquoi ne pas verser directement les croquettes dans un bac sans le sachet ?
Parce que le sac d’origine est conçu pour limiter l’oxydation des graisses et préserver les qualités nutritionnelles.
En transvasant sans précaution, on augmente le risque de rancissement, de perte en vitamines et de contamination.
Un aliment bien conservé, c’est un aliment qui garde sa valeur… et protège la santé de votre animal.

Organisation et préparation d’une ration ménagère
Si vous optez pour une ration ménagère, l’organisation est essentielle.
Le plus simple et le plus sécurisant est de
cuire les viandes et les légumes à la vapeur ou bouillis à l’eau sans sel, sans épices, sans sauce, sans ajout de matières grasses !
Il est tout à fait possible de préparer plusieurs portions à l’avance.
✔️ Vous pouvez congeler uniquement la viande et les légumes cuits, en portions adaptées, idéalement dans des contenants en verre ou en sachets alimentaires adaptés.

/!\ En revanche, les CMV (compléments minéraux et vitaminiques), les huiles (oméga 3, colza, etc.), les féculents ne doivent pas être ajoutés avant congélation.
Ils doivent être incorporés au moment du service, afin de préserver leur qualité nutritionnelle et d’éviter les altérations liées au froid.
Une ration bien pensée, bien conservée et bien organisée permet d’offrir une alimentation maison sécurisée, équilibrée et stable dans le temps.

Texte original rédigé par Laura Serre et David Gonzalez pour Just For Pets.
© Just For Pets.
Toute copie, diffusion ou reproduction, même partielle, sans autorisation écrite préalable, constitue une violation du droit d’auteur.